Introduction
Le chagrin de dire adieu à un animal de compagnie peut parfois être aussi profond que la perte d'un être humain, voire plus. Pourtant, beaucoup de personnes n'osent pas exprimer leur peine parce que leur entourage leur dit : « Ce n'était qu'un animal. » Un animal de compagnie fait partie de la famille, c'est un être qui a partagé chacun de vos jours ; le sentiment de perte est donc naturellement immense et profondément sincère. Voyons comment reconnaître cette douleur et vivre son deuil de manière saine.
L'essentiel
Un chagrin qui n'est pas reconnu
La perte d'un animal relève souvent de ce qu'on appelle le « deuil non reconnu » (disenfranchised grief). Lorsqu'une perte n'est pas socialement reconnue comme digne d'être pleurée, le processus de deuil peut devenir plus complexe et plus difficile. Mais la profondeur du chagrin est à la mesure de la profondeur du lien, et personne n'a le droit de minimiser cette douleur.
Ce qui rend la perte d'un animal si particulière
Un animal de compagnie offre un amour inconditionnel, une présence quotidienne et un refuge émotionnel sûr. L'absence de celui qui se promenait avec vous chaque jour, dormait à vos côtés et vous accueillait à la porte bouleverse tout votre quotidien. Si vous avez dû prendre la décision de l'euthanasie, la culpabilité peut s'y ajouter ; mais c'était une décision courageuse, née de l'amour.
Le chemin d'un deuil sain
Vous avez besoin d'un espace sûr pour être triste aussi longtemps qu'il le faut et exprimer ce que vous ressentez. Rassembler vos souvenirs dans un album photo ou par écrit peut aider. Partager avec des personnes ayant vécu une expérience similaire est aussi d'un grand réconfort.
Ce que dit la recherche
Selon une étude de l'Université d'Hawaï, l'intensité du chagrin ressenti par les propriétaires après la perte de leur animal est comparable à celle de la perte d'une relation humaine proche. D'autres travaux montrent que participer à un groupe de soutien pour la perte d'un animal réduit significativement l'intensité du deuil et favorise l'adaptation (Anthrozoös, 2019).
Mise en pratique
- Exprimez vos émotions en gardant des traces de vos précieux souvenirs avec votre animal, en photos ou par écrit.
- Partagez des expériences similaires dans un groupe de soutien ou une communauté en ligne dédiée à la perte d'un animal.
- Faites vos adieux sainement à votre manière (écrire une lettre d'hommage, organiser un petit rituel).
- Ne retenez pas votre chagrin : pleurez et exprimez-le autant que nécessaire.
Au quotidien
Vous n'êtes pas obligé de ranger tout de suite les affaires de votre animal. Laissez-vous le temps d'être prêt. Créer un album souvenir ou écrire une lettre à votre compagnon peut vous aider à mettre de l'ordre dans vos émotions. N'envisagez d'accueillir un nouvel animal qu'après avoir suffisamment traversé votre chagrin.
Points d'attention
- Ne vous laissez pas blesser par des phrases comme « Ce n'était qu'un animal ». Votre chagrin est réel.
- Si votre tristesse perturbe gravement votre quotidien pendant plus d'un mois, faites-vous aider par un professionnel.
- N'essayez pas de remplacer votre chagrin par un nouvel animal. Prenez cette décision après avoir pleinement vécu votre deuil.
Le mot d'Âme
Le temps passé avec votre compagnon vivra pour toujours dans votre cœur. Être triste est la preuve que vous avez aimé, alors vous avez le droit de pleurer autant qu'il le faut. Quand vous le souhaitez, racontez à Âme l'histoire de votre petit compagnon.